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Theaster Gates Amalgam

Couvrant la sculpture, la peinture, la céramique, la vidéo, la performance et la musique, la pratique de Theaster Gates s'inspire et accompagne à la fois des projets ambitieux de rénovation urbaine par la création de centres et d'archives de la culture noire. En une seule décennie, il a mis au point de nouveaux modèles fascinants de construction du patrimoine, de transformation sociale et de création artistique.
 

Pour sa première exposition personnelle dans un musée en France, Theaster Gates a lancé un projet entièrement nouveau qui explore les histoires sociales des migrations et des relations interraciales en utilisant un épisode précis de l'histoire américaine pour aborder les questions plus vastes de l'asservissement des Noirs ainsi que de la domination sexuelle impériale et du mélange racial qui en a résulté.

Le point de départ de l'exposition est l'histoire de l'île de Malaga, dans l'État du Maine, aux États-Unis. En 1912, le gouverneur du Maine expulsait de Malaga la population la plus pauvre, une communauté mixte interraciale d'environ quarante-cinq personnes. Ces malheureux individus furent forcés de se disperser, d’errer ou d’être internés. Le nom de « Malaga » devint une insulte, une stigmatisation. L'île est depuis restée inhabitée et la nature y a retrouvé ses droits.

Le terme technique « amalgame » – quasi anagramme de Malaga – a également été utilisé par le passé pour désigner les mélanges raciaux, ethniques et religieux. Pour Theaster Gates, il a acquis une signification encore plus chargée, poussant sa pratique vers de nouvelles explorations formelles et conceptuelles. Pensée en quatre parties (Altar/Autel, Island Modernity Institute and Department of Tourism/Institut de la  Modernité et Département du Tourisme de l'Île, Dance of Malaga/Danse de Malaga et So Bitter, This Curse of Darkness/Si amère, cette malédiction des ténèbres), l'exposition invite le public à pénétrer un récit non linéaire qui combine terre, lumière, texte, danse et musique : un hommage, un rappel et une question ouverte.

 

Commissaire : Katell Jaffrès

 

Cette exposition bénéficie du soutien de la galerie Regen Projects (Los Angeles), la galerie Richard Gray (Chicago) et White Cube (Londres et Hong Kong) ». Cette exposition bénéficie également du soutien de Gagosian.

Exposition

Du 20/02/2019 au 12/05/2019

À découvrir de midi à minuit, tous les jours sauf le mardi

#TheasterGates

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« Rien n'est pur au final...
Mer de bois,
Îlot de débat.
Une exposition peut-elle commencer à renverser les vérités négatives de l'histoire d'un lieu ? »

Theaster Gates

Theaster Gates (né en 1973, vit à Chicago) travaille comme artiste, curateur, urbaniste et médiateur. La sculpture, les installations, les performances et les interventions urbaines composent sa pratique qui vise à relier ce qui sépare l’art et la vie. Ses projets, qui tendent à créer des communautés culturelles, agissent comme des catalyseurs d’engagement social visant à des changements politiques, liés aux problématiques d’espace. Theaster Gates décrit sa méthode de travail comme une « critique par la collaboration » – généralement avec des architectes, des chercheurs et des performeurs – pour créer des oeuvres qui dépassent les notions de ce que nous entendons habituellement par pratiques visuelles.

Theaster Gates a réalisé de nombreuses expositions personnelles aux États-Unis et dans le monde, et notamment au Museu de Serralves (Porto) en 2014 et au MCA Chicago en 2013. Le récent projet « The Black Madonna » s’est déployé en différents formats, de la performance à la photographie en passant par la musique, et explore l’histoire de la femme noire et de son image. Il prend racine dans les vastes archives de la Johnson Publishing Corporation, l’éditeur des magazines Jet et Ebony basé à Chicago.

« The Black Madonna » a été présenté au Kunstmuseum Basel (9 juin - 21 octobre 2018) et au Sprengel Museum (Hanovre, 23 juin - 09 septembre 2018). Theaster Gates a participé à la Biennale du Whitney Museum of American Art à New York en 2010 ainsi qu’à la Documenta 13 à Kassel en 2012, et plus récemment à la 56e Biennale de Venise et à la 14e Biennale d’Istanbul en 2015. Il organise régulièrement des événements live avec son groupe de musique, les Black Monks of Mississippi.