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Couvertures des livres La Blondeur et Photocall, projet d’attendrissement

Présentation des livres de Cécile Mainardi et de Vincent Broqua À la librairie du Palais de Tokyo

Que fait l’écrivain à l’art ? Qu’est-ce que l’art produit en retour sur son écriture ?
La présentation des livres de Cécile Mainardi (La Blondeur suivi de Extensions critiques) et de Vincent Broqua (Photocall, projet d’attendrissement), publiés aux éditions des Petits Matins, sera pour eux l’occasion de tenter de penser une possible articulation entre littérature et performance, et plus largement entre art et langage, voire de débusquer une zone commune qu’ils pourraient partager.

Chacun des deux poètes déclinera ainsi à sa manière cette question par le biais d’une lecture ainsi que d’une action dans l’espace de la Librairie du Palais de Tokyo.
Ces deux livres ne partagent pas seulement un éditeur, ils pensent et activent une relation singulière à l’art et à la sensualité. Cette soirée à la librairie du Palais de Tokyo mettra en évidence ces relations et s’interrogera sur ce que l’écrivain fait à l’art et ce que l’artiste fait au langage. Elle tentera aussi d’imaginer un espace pour cette réversibilité.
Se répartissant, le temps de la soirée, les rôles de l’art (pour Cécile), et du langage (pour Vincent), les deux « écrivains-artistes » liront des extraits de leurs livres, avant de se livrer à une ou plusieurs micro-performances in situ, en prenant appui sur l’espace de la librairie, la matérialité des supports, la présence du public…etc… autant d’angles d’attaque pour questionner en somme la performance dans ce qu’elle engage des mots comme corps, et des corps comme mots.
Après quoi, ils s’échangeront en miroir quelques questions sur un mode léger, avant de laisser le public intervenir.

 

Cécile Mainardi 

Cécile Mainardi alias Cécile Mainard/i a écrit une dizaine de livres d'apparence poétique : La Forêt de Porphyre (ed. Ulysse fin de siècle), Je suis une grande Actriste (ed. de l’Attente), L’Immaculé Conceptuel (ed. Les Petits Matins), Rose Activité Mortelle, Idéogrammes Acryliques (ed. Flammarion), Le Degré Rose de l’écriture (ed.Ekphrasis)... autant d'opus dans lesquels elle teste sa capacité d’apparition vocale et physique, et qui apparaissent rétrospectivement comme des programmes artistiques en quête de réalisation. Elle intervient régulièrement dans des lieux d’art, et depuis cinq ans concentre sa pratique du côté de l’image et de la performance, comme si en somme ses œuvres textuelles n'avaient été qu'un préalable à ce geste désormais décisif de déplacer le poème dans l’art. Sa trilogie, sous-titrée Performance under reading conditions, acte cette conversion et l’engage dans une écriture résolument plasticienne. Mais elle s’avance aussi dans le champ des Beaux-Arts au moyen d’un format artistique qu’elle s’est inventé à partir des lettres de son nom, les « mainardises ».

 

Vincent Broqua

Vincent Broqua est écrivain, traducteur de poésie anglophone et organisateur de lectures publiques avec son collectif Double Change (doublechange.org). Il est également professeur de littérature et art nord-américains à l’université de Paris 8 où il enseigne dans le master de création littéraire et où il a dirigé un programme autour de la performance de la traduction. Ses hétéronymes et lui ont une activité poétique, essayistique et artistique (dessin, vidéo). Parmi ses livres de poésie : Photocall. Projet d’attendrissement (Les Petits Matins, 2021 – « prix du roman gay 2021 – poésie »), Frais du jour (Ours Blanc, 2020), Récupérer (Les Petits Matins, 2015) ; parmi ses essais Malgré la ligne droite : l’écriture américaine de Josef Albers (les presses du réel, 2021), A partir de rien : esthétique, poétique et politique de l’infime (Michel Houdiard, 2013). Parmi les nombreux auteurs et artistes qu’il a traduits : David Antin, Caroline Bergvall, Jen Bervin, Jim Dine, Kevin Killian, Tracie Morris, Claude Rutault, Anne Waldman…

Rencontre

Le 29/01/2022 de 18h à 19h30