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Louis-Cyprien Rials, avec Ramon Film Productions Au bord de la route de Wakaliga - Prix SAM pour l’Art Contemporain 2017

Le Moyen-Orient, les pays non-reconnus, les zones radioactives ou interdites et envisagées comme des « parcs naturels involontaires » sont autant de territoires que Louis-Cyprien Rials a parcourus ou habités. De ces zones marquées par des violences passées ou agitées par de grands conflits, l’artiste livre une image silencieuse, parfois mystique à travers la vidéo et la photographie. Ces tableaux en mouvement composés de plans fixes, souvent longs et dépourvus de présence humaine, racontent l’impossibilité de saisir ces espaces abandonnés, transformés, imprégnés de croyances et parcourus de stigmates.

Louis-Cyprien Rials présente au Palais de Tokyo un film et un ensemble d’objets réalisés avec Ramon Film Productions. Cette société de production, fondée par Isaac Nabwana I.G.G., fédère des ougandais de diverses origines dans un studio non loin de la route de Wakaliga, dans un ghetto de la banlieue de Kampala, la capitale de l’Ouganda. Ces derniers écrivent et produisent des films à succès avec peu de moyens depuis plus de dix ans. Leurs longs métrages s’inspirent des films de kung-fu chinois et rejouent la violence du cinéma d’action américain.

Avec Louis-Cyprien Rials, ils réalisent une adaptation de Rashomon (1950) du célèbre réalisateur japonais Akira Kurosawa. L’objet qui en résulte est hybride: il mêle des références cinématographiques et culturelles, il laisse entrevoir la réalité des ghettos ougandais tout en racontant, à travers une fiction, comment les points de vue et la vérité peuvent être multiples.

 

Commissaire : Adélaïde Blanc

 

Cette exposition bénéficie du soutien de

Exposition

Du 20/02/2019 au 12/05/2019

À découvrir de midi à minuit, tous les jours sauf le mardi

#LouisCyprienRials

« Nous voulons tous oublier quelque chose, alors nous racontons des histoires. C’est plus facile comme ça. »

Louis-Cyprien Rials

Né en 1981 à Paris, Louis-Cyprien Rials découvre la photographie au Japon, où il s’installe plusieurs années. Il vit ensuite à Paris, Bruxelles et Berlin, tout en réalisant de longs déplacements dans des zones de conflits et des lieux interdits au public.

À partir du début des années 2000, il emploie la photographie et la vidéo pour tenter de saisir et de raconter la violence sous-jacente à ces territoires. Louis-Cyprien Rials a présenté son travail dans plusieurs expositions collectives ainsi que dans le cadre d’expositions personnelles, notamment à Hestia (Belgrade, 2018), à la galerie Dohyang Lee (Paris, 2016) et à IDK Contemporary (Bruxelles, 2014).

Au printemps 2019, il réalisera deux expositions : « Par la fenêtre brisée » à la galerie Eric Mouchet (Paris) et « Au pied du gouffre » à la galerie Dohyang Lee (Paris). Avec « Au bord de la route de Wakaliga » au Palais de Tokyo, ces expositions présentées simultanément à Paris formeront une trilogie.