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Ce que portent les femmes... 31e édition du Prix Carbet de la Caraïbe et du Tout-Monde

Le 31e Prix Carbet de la Caraïbe et du Tout-Monde sera cette année placé sous le signe de ce que portent les femmes, et de la présence de leur parole. Il sera remis à Paris, au Palais de Tokyo le 11 décembre à 18h et sera précédé de lectures et performances dans la Grande Rotonde à partir de 15h.

 

Le Prix Carbet de la Caraïbe et du Tout-Monde, porté par l’Institut du Tout-Monde, a été présidé depuis sa création en 1990 par Édouard Glissant et récompense chaque année une œuvre de la Caraïbe ouverte aux imaginaires et aux identités multiples en résonance.

La créolisation du monde fonde la vocation du Prix Carbet de la Caraïbe et du Tout-Monde dont l’ambition consiste à :

  • Contribuer à une meilleure compréhension des phénomènes et processus de créolisation

  • Favoriser la diffusion de l’extraordinaire diversité des imaginaires des humanités, qui s’expriment, se disent, se relayent et se relient, à travers la multiplicité des langues, la pluralité des expressions artistiques et des modes de vie nouveaux.

La créolisation du monde se poursuit, l’humanité se révèle.

 

Au-delà de la langue, au-delà de la Caraïbe, le Prix Carbet contribue à la promotion d’une autre vision du monde, un monde ouvert, composite, un monde riche de ses mélanges et de ses singularités, un Tout-Monde. Le Prix Carbet de la Caraïbe et du Tout-Monde rassemble les sensibilités autour des productions littéraires créolophones et francophones à travers leur « unité-diversité ».

 

Programme

 

Déroulé en forme de Chaos-Opéras, de 15h à 18h, pour la 31e édition du Prix Carbet, avec :

 

Moi, Tituba sorcière noire de Salem

Adaptation théâtrale du roman de Maryse Condé par « La compagnie sans sommeil » et Danielle Gabou. Cet extrait du spectacle « Moi, Tituba sorcière Noire... de Salem » sera présenté par Tabué NGUMA, coordinateur du projet de la Route de l’esclave à l’UNESCO.
Chorégraphe, comédienne et metteure en scène Danielle Gabou incarne tour à tour tous les personnages (le maître, l‘esclave, la femme ou la petite fille). Elle prend elle-même en charge le récit palpitant de Tituba, fille d’esclave née à la Barbade initiée aux pouvoirs surnaturels. Tituba servira plusieurs maîtres à Boston et ensuite à Salem avant d’être jetée en prison pour sorcellerie.
Danielle Gabou sera accompagnée au Piano par Lise Diou-Hirtz qui interprétera les pièces de Johannes Brahms. Ce spectacle a reçu le Label de l’UNESCO « La Route de l’esclave » en mai 2018.

 

Mariann Mathéus

« La voix des Loas portes de l'Afrique » Mariann Mathéus avec Ahmed Barry à la guitare. Les Chants « Agassou Welo » : tous filles et fils de la Panthère ; « Louvry baryè » Papa Legba Maître des carrefours nous ouvre la barrière ; « Souflé van » souffle le vent souffle ! mes parents ont navigué souffle pour que je les revois.

 

Exhibition Danmyé par le groupe Danmyé Janbé Dlo

Le danmyé (appelé aussi ladja) est un art martial ritualisé, hérité des esclaves africains de Martinique. Il combine techniques de combats mixtes et danses.

 

Lecture de textes par Mariann Mathéus, Roberto Jean et Laura Clauzel

La Trace de Monique Arien-Carrère, lecture par Mariann Mathéus ; Les Magnétites de Hugo Rousselin, lecture par Roberto Jean ; Par la fissure de mes mots d’Évelyne Trouillot, lecture par Laura Clauzel ; Le griot de la peinture d’Ernest Pépin par Laura Clauzel ; L’Évangile de l’homme de Miguel Duplan, lecture par Roberto Jean ; Pluie et vent sur Télumée Miracle de Simone Schwarz-Bart, par Mariann Mathéus.

 

Lecture par Hawad de son poème Vent Rouge (Éditions de l’ITM) ; démonstration furigraphique

 

La Sagesse des lianes de Dénètèm Touam Bona, lecture par Roberto Jean

 

« Récitation » du Chant d’Odono de Édouard Glissant par Jay Ramier

« Le chant d’Odono est un poème d'Édouard Glissant qu'il a écrit sur trois pages d'un manuscrit, dont les autres sont restées vierges. C'est dans l'obscur de sa parole, que nous assistons au commencement du poème d’un peuple invisible, qu’il a nommé Les Batoutos, et désigne tous les peuples partis des Afriques, qui ont couru l’Histoire et le monde jusqu’à aujourd’hui.
Les Batoutos sont un peuple à la mémoire « invue », dont les histoires invisibles furent portées par la parole des conteurs pendant 4 siècles, un peuple qui « nous aide à entendre que la parole de la parole, est plus belle que la parole elle-même », disait-il dans son roman Sartorius.
Le chant d’Odono ne dit-il pas ainsi l’obscur de notre palabre ? Il dit la genèse de tous ces gestes et de ces actions qui ont fini par rejoindre nos espérances. Ce nous, c’est d’abord ceux qui se sont rejoints aujourd’hui, venus de partout, ceux qui appartiennent assurément à ce peuple des Batoutos, qui s’est rendu visible, ici, au Palais de Tokyo, pour y rassembler nos mémoires. Je crois aujourd’hui que Jay Ramier et ses invités sont les premiers de ces Batoutos et je pense qu’Edouard Glissant a laissé ces pages blanches dans son manuscrit, pour que nous tous, nous y écrivions, nos histoires enfin réunies, et avec lui, les mémoires du Ve siècle. » Sylvie Glissant.

 

Hommage à Jacques Coursil.

Archive de sa performance autour des Grands Chaos de Édouard Glissant, lors de sa réception du Prix Édouard Glissant. Lecture d’un texte de Jacques Coursil par Marijosé Alie.

 

Lecture d’extraits des œuvres récentes des lauréats de l’édition 2020 du Prix Carbet : Yanick Lahens, Alfred Alexandre, Élie Stephenson.

 

Alain Jean-Marie, pianiste, en ouverture de la cérémonie du Prix Carbet

 

Cérémonie de remise du 31e Prix Carbet de la Caraïbe et du Tout-Monde

Discours officiels et interventions des membres du jury en présence et en streaming depuis les territoires et les pays concernés de la Caraïbe ; déclaration de Jacques Martial, conseiller de Paris en charge de la culture ; en présence de Myriam Le Duff, directrice adjointe de la DAC Martinique et de Pierre Thomas, délégué général à l’Outre-mer pour la Ville de Paris ; attendus du jury ; déclaration du lauréat.

Le jury du Prix Carbet de la Caraïbe et du Tout-Monde

 

  • Ernest Pépin (Guadeloupe), Président du jury

  • Patrick Chamoiseau (membre d’honneur Martinique)

  • Rodolphe Alexandre (membre d'honneur, Guyane)

  • Simone Schwarz-Bart (Guadeloupe)

  • Miguel Duplan (Martinique, Guyane)

  • Christian Séranot (Martinique)

  • Lise Gauvin (Québec)

  • Nancy Morejon (Cuba)

  • Romuald Fonkoua (Paris)

  • Alfred Alexandre (Martinique)

  • Evelyne Trouillot (Haïti)

  • Dominique Aurelia (Martinique)

  • Ana Kiffer (Brésil)

Festival

Samedi 11 décembre, de 15h à 18h