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Zamân Actu littéraire
Présentation du dernier numéro de ZAMÂN au Palais de Tokyo, le lundi 9 juillet 2012, à 19h, salle trente-sept – en présence de Morad Montazami, rédacteur en chef et Nagham Hodaifa, auteur du numéro. 
 
Née au moment de la révolution islamique iranienne, en 1979, la revue Zamân reparaît en 2010. Pensée comme un ensemble de « constellations » entre les sciences, les arts et la littérature, Zamân se propose de dessiner les contre-histoires du rapport Orient-Occident. Dans cet espace où les images jouent un rôle primordial, la traduction de textes et de corpus enfouis côtoie la théorie et la critique contemporaines. Le projet éditorial, engagé dans une lecture post-orientaliste des savoirs et des représentations, pourrait également se réclamer d’un orientalisme hérétique. 
 
Au sommaire du numéro été 2012 :
Giuseppe Pitre, Hurlements silencieux. Dessins des prisonniers de l’Inquisition au Saint-Office de Palerme (1940).
Bahman Mohassess, Assemblages (1970-2010).
Mitra Farahani, D&G, 2009-2011
Etel Adnan, Conversations avec mon âme. 
Nagham Hodaifa, Marwan : entre apparition et disparition. 
Philippe-Alain Michaud, Tapis volants (entretien). 
Laura Marks, Les algorithmes génétiques, le Kunstwollen et les tapis caucasiens.  
 
L’ensemble d’artistes présentés dans ce volume – Bahman Mohassess, Mitra Farahani, Marwan, Etel Adnan – se veut un éclairage sur des personnalités singulières, représentatives de ces destins clivés, ces identités étoilées et ces pensées en exil dont il faut se laisser traverser avant de mettre les choses en ordre et de prétendre écrire l’histoire. Dans le même temps, leur énergie blasphématoire et le souffle vital qu’ils nous offrent encouragent la prétention qui est la notre de participer à cette écriture. Non pas celle d’une « autre » histoire de l’art, mais d’une histoire de l’art acéphale où l’historien coupe les têtes au lieu de les introniser, provoquant les métamorphoses iconographiques où l’art et le savoir sur les images se régénèrent. La théorie se déprend d’elle-même et décloisonne les champs disciplinaires. Ainsi le pouvoir anachronique des motifs de tapis sur notre définition du contemporain, dans la démarche de Philippe-Alain Michaud ou de Laura Marks.


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