EXPÉDITION / TABLE RONDE / EXPOSITION
Valéry Grancher
"THE SHIWIARS PROJECT"

Un artiste se rend dans un village d'indiens de la jungle profonde de Haute-Amazonie pour établir un lien direct et créatif avec le Palais de Tokyo...

Nouvelle étape
Vendredi 4 novembre, de 18h à 21h : Table-ronde au Palais de Tokyo
Avec :
> Valéry Grancher, artiste
> Pascual Kunchicuy, chef de la confédération shiwiar
> Pascal Languillon, président de l'Association "Vers un autre tourisme"
> Jean-Claude Monod, philosophe, Professeur à l'ENS
> Jean-Patrick Razon, Survival International-France, Paris
> Marc Sanchez, commissaire du "Shiwiars project"
> Anne-Christine Taylor, directrice au Musée du Quai Branly



Les arbres de la jungle haute-amazonienne

"The Shiwiars Project”


Les indiens Shiwiars vivent sur le versant ouest de la Cordillère des Andes, en Haute-Amazonie, dans l'une des zones de la planète les plus isolées et dans lesquelles la biodiversité est la plus grande. C'est pourtant avec eux que l'artiste français Valéry Grancher a choisi d'établir un lien direct et créatif et de le partager dans le cadre de son projet pour le Palais de Tokyo

> Les quatre étapes du projet

La première étape
se tient sur Internet depuis le 1er septembre 2005. Le Blog www.theshiwiarsproject.org, mis à jour quotidiennement par Valéry Grancher, permet de suivre toutes les étapes du projet, les réflexions de l'artiste et, surtout, permet de mieux saisir le territoire sur lequel il souhaite placer ce projet : celui d'une rencontre entre l'art, les réalités quotidiennes d'une communauté, les pressions des grandes puissances économiques et sociales sur cette partie de la planète et une véritable réflexion philosophique sur tout ce qu'engagent de tels rapprochements.

La deuxième étape est une plongée concrète dans la réalité. En effet, du 7 au 20 octobre, Valéry Grancher s'est rendu à Tanguntsa, dans le village des indiens Shiwiars qu'il a choisi pour d'établir ce contact. Aidé par les technologies modernes - satellite, wifi, ordinateur, etc. - mais payant de sa personne au sens le plus concret du terme dans une zone de la planète particulièrement difficile d'accès et éprouvante au simple plan de l'épreuve subie par le corps, Valéry Grancher a souhaité faire de cette période celle du lien direct et de l'échange. Chacun de ces moment a pu être suivi au jour le jour, sur le blog de l'artiste.

La troisième étape est proposée au Palais de Tokyo, le vendredi 4 novembre, de 18h à 21h. Autour de Valéry Grancher, de retour de son voyage en Haute-Amazonie, une table-ronde permet de faire le point sur l'aventure avec plusieurs personnalités fortement impliquées dans les luttes pour la survie de ces territoires :
> Valéry Grancher, artiste
> Pascual Kunchicuy, chef de la confédération shiwiar et directeur du projet Ikiam (projet éco-touristique dans le village de Tanguntsa), venu tout spécialement à Paris pour l'occasion ;
> Pascal Languillon, consultant en éco-tourisme, président de l'Association "Vers un autre tourisme" et concepteur du site internet Ikiam ;
> Jean-Claude Monod, philosophe, Professeur à l'ENS ;
> Jean-Patrick Razon, Survival International-France, Paris ;
> Marc Sanchez, directeur des programmes du Palais de Tokyo et commissaire du "Shiwiars project" ;
> Anne-Christine Taylor, directrice du département de la recherche et de l'enseignement du Musée du Quai Branly.
A cette occasion, sont présentés les films réalisés par Valéry Grancher lors de son voyage.

La quatrième étape présente, du 4 au 20 novembre 2005, sous la forme d'une installation vidéo et sonore, le film de longue durée réalisé par Valéry Grancher pendant son séjour dans le village de Tanguntsa. Durée du film : environ 6 heures, diffusé en permanence de midi à minuit.
Dans l'installation, le blog de l'artiste est également proposé en consultation accompagné d'un film documentaire de Valéry Grancher, conçu comme le journal de voyage l'expédition. Durée du film : 30 minutes.

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Photo de famille au village de Tanguntsa

Valéry Grancher
"A priori"

par Marc Sanchez

Valéry Grancher est un explorateur. Des territoires de l'art, des rapports humains ou des nouvelles technologies, c'est leur mise en relation qui l'intéresse et éveille sa curiosité investigatrice. Préoccupé par les données qui définissent aujourd'hui les rapports entre espace et temps, dans les télescopages auxquels nous confronte chaque jour le monde virtuel d'Internet, c'est à partir de leur dimension esthétique qu'il travaille et construit des propositions aux multiples croisements.

Quelles sont les données sur lesquelles se fonde l'identité dans un monde de partage et de transferts ? C'est en posant la question en termes de langage, de flux d'échanges ou de navigation comportementale que Valéry Grancher cerne, par boucles successives, un territoire dans lequel les objets du quotidien sont pris comme outils d'analyse et instruments de découverte des nouveaux enjeux sociaux et culturels du monde moderne.

Quel intérêt peut-il y avoir à mettre en relation directe un village d'indiens de la jungle profonde de Haute-Amazonie avec les visiteurs d'un centre d'art parisien ou avec les internautes habitués des blogs d'artistes ? D'un côté, l'un des derniers peuples libres de la planète, les Shiwiars, une communauté de quelques 700 âmes qui vit sur un versant de la cordillère des Andes, au plus profond d'une forêt dans laquelle la biodiversité est la plus grande et l'isolement le plus profond et, de l'autre côté, les habitués et pratiquants de la planète globale et communicante, férus de nouvelles technologies et de néologismes culturels. Qu'est-ce qui peut les relier ? Quels sont leurs intérêts communs et leurs points de divergence ? Comment se regardent-ils et connaissent-ils seulement leur existence réciproque ?

Il ne s'agit pas, ici, de pratiquer l'ethnologie analytique et comparative mais, bien au contraire, de poser la question de la pertinence de l'artiste à intervenir sur des sujets hors - a priori - de sa zone de compétence. A priori, car l'expérience prouve qu'il y a tout à gagner à poser son regard hors du champ connu et tout l'art du 20e siècle nous a tant de fois contraints à abandonner nos certitudes que l'habitude devrait en être prise. Carte blanche est donc donnée à l'artiste pour tenter l'expérience du lien, de l'immersion culturelle totale et, au nom d'un projet pour le Palais de Tokyo dont les formes d'apparition sont à inventer, mettre en pratique le "comment vivre ensemble".

Au coeur de ce groupe humain hédoniste, dans lequel chaque acte est un lien concret avec la cosmologie de la nature environnante, aux naturels rapports à la vie et à la mort, à la magie chamanique et aux conversations avec les esprits, Valéry Grancher devra apprendre à se déplacer, à créer un dialogue ouvert et subtil pour que chacun y trouve son compte et qu'un lien nouveau soit tissé entre des univers que tout semble opposer - a priori.


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Le peuple Shiwiars

Les indiens Shiwiars, groupe appartenant à la communauté Jivaro, vivent dans des régions situées sur le versant ouest de la cordillères des Andes et à l'est de la frontière Équateur/Pérou, au plus profond de la Haute-Amazonie où la biodiversité est la plus importante et l'isolement le plus grand. Ils représentent une communauté de quelques 700 personnes vivant dans 9 villages. Ils sont entrés en contact avec le monde occidental en 1941, lors de la guerre opposant le Pérou à l'Équateur.

Il y a eu très peu d'incursions étrangères au sein de leur territoire, mis à part les missionnaires évangélistes et une campagne de prospection pétrolière dans les années 70 (du pétrole a été trouvé mais pas encore exploité). Sous l'influence des missions évangélistes, qui ont développé des échanges commerciaux avec eux, ils ont stoppé leurs rituels guerriers.

En ce nouveau millénaire, ces derniers hommes libres se meurent dans la plus grande indifférence. Bien plus qu'écologistes, ils sont partie intégrante de l'écosystème amazonien. Ils ont bâti une civilisation hédoniste dans laquelle le temps immédiat et présent se dilate pour mieux embrasser la cosmologie de la nature environnante célébrant la vie et la mort. Ils interagissent avec le monde aux frontières de la magie et de l'illusion.

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"The Shiwiars Project" au Palais de Tokyo

> Commissariat général : Nicolas Bourriaud et Jérôme Sans
> Commissaire : Marc Sanchez, assisté de Claire Staebler
et Anaël Pigeat

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Pour en savoir plus
> Le Site web du Palais de Tokyo
> Le Blog du projet
> Le Forum du projet
> Le site web de Valéry Grancher

>>> Télécharger le dossier de presse (687 Ko)

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Partenaires du projet
"The Shiwiars Project" de Valéry Grancher bénéficie du soutien de :
> Toshiba
> Rafi Haladjan
> Ozone
> La galerie Analix Forever, Genève


"The Shiwiars Project" est proposé dans le cadre du programme
Tokyo-Ozone

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Les Partenaires permanents du Palais de Tokyo



Avec le soutien de Porter Novelli,
agence conseil en communication


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Directrice de la Communication
Sofianne Le Bourhis
assistée de Mylène Ferrand
Tél : + 33 1 47 23 54 57
sofianne@palaisdetokyo.com


Contact Presse
Tél : + 33 1 47 23 52 00
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Palais de Tokyo,
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