A partir de 12h : Nicolas Horvath interprète les Vexations d'Erik Satie en un récital marathon d'environ 30h.
Ouvert au public durant les 30h !
Vexations 2.0 est le premier projet de collaboration engagé entre le pianiste Nicolas Horvath et plasticien Laurent Fiévet. Élaboré à partir des célèbres Vexations d’Erik Satie, il met en place une structure faussement répétitive, aussi bien sur le plan visuel que musical, qui, par son caractère dépouillé, laisse entièrement place à la méditation du spectateur.
Le projet se construit en deux temps. Il prend tout d’abord la forme d’un concert au cours duquel Nicolas Horvath joue la pièce d’Erik Satie sur un piano Disklavier, instrument ayant la particularité de pouvoir reproduire à l’identique et sans intervenant, les interprétations enregistrées sur un piano de même modèle. Pouvant atteindre une trentaine d’heures, cette interprétation constitue en ellemême une véritable performance, d’autant qu’elle est abordée ici par un seul instrumentiste, sans rupture aucune dans sa continuité.
Grâce à l’enregistrement du concert, la pièce est, dans un second temps, restituée intégralement par le piano en absence de son interprète, mais cette fois accompagnée par un montage vidéo conçu par Laurent Fiévet. Déployé pendant toute la durée de l’interprétation, il prend à la fois le relai de l’instrumentiste et déplace la perception de sa performance. Sobre et radicale, l’oeuvre vidéo adopte, à l’instar de la pièce musicale, une construction cyclique procédant non seulement par jeux de répétition, mais également par glissements réguliers visant à rendre compte, sans chercher à les calquer pour autant, des variations de texture et de rythme inévitables introduits pendant la durée de l’interprétation des Vexations et des micro-incidents entraînés par la fatigue de plus en plus prononcée du musicien. Substituant peu à peu les images initialement utilisées par des plans apparentés, elle traduit par ses altérations et les ruptures de sa construction toute la dimension humaine que revêt la performance malgré le caractère mécanique que semble introduire la pièce et sa restitution en l’absence d’un musicien.
Les vexations d'Erik Satie


















