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Photographie de Gerty Dambury

Lecture de poésie par Gerty Dambury Dans le cadre de l'exposition « Sarah Maldoror : Cinéma Tricontinental »

Gerty Dambury propose une lecture de ses poèmes en résonance avec la vie et l'oeuvre de Sarah Maldoror.

 

Poème Gerty Dambury, Cendres rebelles, 2021

« …Fermez les yeux. Fermez les yeux. Et prenez la mesure du vide. Rien ne remonte. Aucune image. Bribes. Traces. Lecture hâtive de résumés. Vous avez beau chercher. Vous en avez entendu parler. Oui. Quelque part, en vous, la mémoire se ment à elle-même. Et puis non. Rien. La mémoire se désole. S’abandonne à l’inconnu. Vous aurez beau creuser. Rien ne demeure. Que le hasard peut-être. Celui-là ! Il se réserve toujours un temps de gloire. Un temps pour votre gloire. La mienne, ma foi. Une valise de remémoration dans un grenier. Peut-être. Un jour. L’arrière-arrière-arrière qui s’épanchera. Fermez les yeux. J’ai emporté avec moi ce que vous ne verrez jamais plus. Porte fermée. (…) »

Performance

Le 15/01/2022, de 16h à 17h

Accès sur présentation d'un billet exposition, dans la limite des places disponibles.

Photographie de Gerty Dambury par Emir SRKALOVIC
Gerty Dambury

Gerty Dambury, autrice caribéenne, est née à Pointe-à-Pitre (Guadeloupe). Dramaturge, elle publie également de la poésie. Elle a étudié la littérature et le théâtre africains américains : son essai sur l’histoire du premier théâtre ouvert par des Noirs à New York en 1821, Le rêve de William Alexander Brown a remporté en 2015 le prix Carbet de la Littérature et du Tout-Monde. Sa dernière pièce, La radio des bonnes nouvelles (2018), redonne la parole à des militantes féminines méconnues ou oubliées, Elle a également publié deux romans : Les Rétifs, qui porte sur les événements de mai 1967 en Guadeloupe, a été publié en anglais par The Feminist Press ; La Sérénade à Poinsettia est son second roman. Pour la maison d’éditions L’Arche, elle a traduit les poèmes d’Audre Lorde, The Black Unicorn, publiée en octobre 2021. Militante féministe de la première heure au sein de la Coordination des femmes noires au milieu des années soixante-dix, Gerty Dambury est également active au sein du collectif Décoloniser les Arts dont elle est l’une des fondatrices.