MODULE 1 / Bad Beuys Entertainment / Fluo Brown / Final Count Of The Collision Between Us And The Damned
15 octobre 2009 - 29 novembre 2009
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Bad Beuys Entertainment / Fluo Brown/Final Count Of The Collision Between Us And The Damned
Le nom de ce collectif d’artistes est le fruit d’un jeu de mots. Bad Boy Entertainment est un label de musique Hip-hop du producteur Sean John Combs, alias Puff Daddy. Joseph Beuys est le célèbre artiste et auteur du projet de «sculpture sociale». Par cette substitution des termes, le collectif se présente avec humour à la croisée d’un projet esthétique d’émancipation sociale et de la musique d’une minorité, de l’art et du divertissement, de la révolte et de l’industrie du loisir, rappelant ainsi l’origine subversive de ces mouvements artistiques et leur développement historique.
Le programme des Modules est l’occasion pour les BBE de faire écho à leur toute récente rétrospective (BRAUN BRAUN BRAUN, Ceeac, Strasbourg, 6 juin - 27 septembre 2009. Commissaire d’exposition Keren Detton).
Fluo Brown (2006) est une peinture murale dont la couleur est conçue par les artistes, un marron fluorescent. Soumise à une lumière dite de «Wood» (communément appelé lumière noire), la partie du spectre coloré ainsi révélée est un gris neutre fruit de la juxtaposition de deux principes signalétiques distincts. Le marron est employé pour le mobilier urbain en raison de sa discrétion. En revanche, le fluorescent est généralement employé comme signal sécurité.
The Final Count Of The Collision Between Us And The Damned (2006) est une installation sonore reprenant à l’aide de nouveaux échantillons musicaux une interlude éponyme extraite de l’album Fear Of A Black Planet du groupe Public Enemy. Une fois les samplers (dits «esclaves») lancés par un séquenceur midi (dit «maître») , celui-ci est brutalement débranché. Par un geste simple, les BBE jouent autant de possibilités techniques et musicales inattendues qu’ils amorcent une opération fortement métaphorique. L’ensemble de la production des BBE démontre la possibilité de braconner dans les territoires du loisir, de la consommation quotidienne ou de l’urbanisme pour produire des agencements inédits.